Comment utiliser l'usure que produit la souffrance comme tremplin de détachement?
- explorateur3
- 14 mai
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13 Mai 2025
La dépendance à une substance ou à une personne produit à la longue un malaise, une sorte d'étouffement de la liberté intérieure qui secoue la conscience. Ce combat entre la satisfaction du désir et la souffrance de l’assujettissement n'est pas à mener de manière frontale. En effet, si la douleur est assez forte, il y a une érosion qui détruit le besoin de consommer ou l'attachement démesuré à une personne. Ainsi, l’effort de lâcher prise se fait naturellement, et la phrase « céder ce qui est moindre lorsqu’on perçoit plus vaste1 » prend tout son sens. C'est cette capacité à confronter la souffrance en questionnant ce qu'elle révèle de soi-même qui est le meilleur moyen de se libérer de ses maux intérieurs. Déjouer les subterfuges de l'ego, se révéler véritablement les stratagèmes utilisés pour protéger ses valeurs, ses croyances ou son image. L'observation réelle de ce jeu de masques produit l'usure, une sorte de désenchantement du mensonge intérieur. Personnellement, je me suis longtemps attaché à mes incohérences, j'aimais la vastitude qu'amenait cette polyphonie de contradictions. Je pouvais me cacher derrière mon mystère, derrière le fait que j'étais tout et son contraire. J'ai vraiment cru avoir besoin de la cigarette, du jeu et de l'alcool pour vivre. Mais le poids le plus lourd, c'était cette illusion de ma différence et de ma solitude dans ce monde, je croyais que je ne pouvais pas me réconcilier avec l'autre, jusqu'à ce que je me rende compte qu'il n'y a pas de différence, je suis autant l'autre que l'autre est moi-même.
1St-Denis Pascal (2025, mai.). L'être en devenir, consulté le 13 Mai 2025. https://pascalstdenis.com/



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