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Faire le vide en soi, un moyen de s'abstraire de sa propre identité.

  • explorateur3
  • 21 juin
  • 1 min de lecture

21 Juin 2026

Ici, je ne parle pas de ce désir d'arrêter de penser ou d'être à l'écoute des sons de l'environnement, je parle d'une plongée profonde vers le vide absolu où il n'y a aucun désir, aucune tension, seulement le constat que les sens se retirent des sensations ambiantes. Même l'idée de soi, même ce qui désigne la personnalité, tout doit s'interrompre, comme si la vie se retirait du corps. La sensation ressemble à un vertige, le cerveau est tellement attaché aux stimulus que d'aller vers la perte de la faculté de sentir amène une dissolution, une impression d'aller à l'encontre des lois de la matière. L'exercice repousse les limites de cette identité qui emprisonne même si elle est la pièce maîtresse pour fonctionner dans ce monde. Le but, c'est de prendre une pause de but... une pause de tout à la fois... Le contrôle est inversé, ce qui pense en soi n'a plus d'instrument pour penser, ce qui désire disparaît et c'est dans ce vide qui se dilate que l'espace retrouve sa place en creusant des filets de lumière là où il n'y avait que des certitudes et la lourdeur d'une manière d'envisager le réel. Donc, au lieu de faire un exercice qui nécessite de la volonté pour bien descendre en moi, j’aime mieux m’abstraire et me dissoudre pour, peut-être, un jour, me retrouver véritablement.

 
 
 

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