La capacité à aller vers l'autre est proportionnelle à la capacité à aller vers soi-même.
25 Septembre 2026
Cette affirmation, je l'observe tous les jours, que ce soit dans mon travail de serveur ou même dans mes rapports aux gens qui m'entourent. Le fait de s'agrandir intérieurement pour être plus à même de s'entendre avec un nouvel être humain demande automatiquement une plongée intime pour retrouver un ancrage en soi. C'est un échange circulaire, un cercle concentrique qui s'agrandit peu à peu. L’élargissement mène à l’intériorisation et l’intériorisation mène à l’élargissement. Plus la demande envers l'autre est élevée, plus le ressourcement intérieur doit l'égaliser au risque d'une dispersion des forces. Je crois que dans ce monde complexe, on est tous poussé à découvrir des moyens toujours plus vastes pour se régénérer. Ce n'est pas tant l'action de méditer ou de marcher en forêt qui aide à retrouver l'harmonie, c'est le relâchement de la réponse à donner à son environnement, c'est cette pause de stimulus qui donne de l'espace et permet à nouveau de se confronter à la différence de l'altérité. La preuve que, dans notre monde, la rencontre avec autrui devient plus difficile, c'est l'explosion des soins personnels: yoga, méditation, mise en forme, régime de santé, etc. Ainsi, l'effort vers soi avec tout ce que cela comporte de confrontation avec ses peurs et ses ombres est le point de départ pour une réconciliation avec les autres. Aussi banals que ces propos paraissent, il y a pour moi véritablement une symétrie, entre, d'un côté, la capacité du don qu'on peut faire envers ses semblables et, de l'autre, du don qu'on peut se faire à soi-même.
Serveur: facilitateur pour plonger et s'agrandir, comme tu le dis. Rien à rajouter !
Leslie