Le rapport au voyage, une métaphore de l'art de vivre?
- explorateur3
- il y a 5 jours
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19 Avril 2026
Pour moi, le premier besoin qui est sollicité lorsque j'ai le goût du mouvement dans ma vie, c'est celui d'élargissement. M'évader de ce qui est connu, étirer mon regard vers autre chose que ma propre existence. Quelquefois, il ne s'agit pas de quitter ma ville ou mon pays, mais juste d'improviser le déroulement d'une journée de A à Z, en prenant soin de ne pas me laisser déconcentrer par la routine quotidienne. Cette ouverture à la nouveauté amène l'imprévisibilité des surprises de la vie. Par exemple, l'observation des formes excentriques des nuages, la rencontre d'une chouette dans une forêt, ou encore, la persistance dans la mémoire du sourire d'une inconnue. En fait, pour moi, l'art de vivre, c'est le juste rapport entre la capacité de donner et de recevoir. Ainsi, le voyage représente le besoin d’étirer son esprit plus loin que soi, ce qui permet d’avoir plus de souplesse pour répondre à ses responsabilités (travail, famille, etc.). Le périple pourrait aussi être vu comme une vague de nouvelles stimulations qui vient reconfigurer la manière de voir l'existence. Au retour à la ''normale'', il arrive que je ressente un sentiment de petitesse, comme si mon quotidien de sédentaire manquait de la magie et de l'espace de ma vie de nomade. Alors, c'est toujours ma responsabilité d'élargir mon univers de tous les jours pour ne pas souffrir d'étouffement. Le mouvement me révèle où sont mes lourdeurs et mes cristallisations et participe à m'enseigner comment vivre justement, de manière à respecter l'autre autant que moi-même. En conclusion, la phrase: ''planifier la base et laisser la vie apporter la vie'' résume bien l'équilibre nécessaire entre l'aspect organisationnel et l'aspect improvisé de l'existence.
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