Le silence, un révélateur de peurs?
- explorateur3
- 17 janv.
- 2 min de lecture
15 Janvier 2026
Pour faire suite au dernier texte, Comment se protéger de son ombre, je vais tenter ici de trouver une piste de solution pour aller vers la prise de conscience de ses propres peurs, et ce, sans entrer dans le combat ou la fuite devant la souffrance que celles-ci peuvent créer. Dans une société qui privilégie la performance et l'action, il est parfois difficile de comprendre les déclencheurs de nos propres noirceurs. En effet, même si le mouvement sera toujours pour moi supérieur à l'immobilité, il y a un équilibre nécessaire entre les deux qui sert à mieux se connaître. Ainsi, un flux qui est freiné de l'intérieur par une accumulation de craintes finit par contaminer l'avancement vers un objectif de vie. Si l'action aide à faire face au réel, elle ne peut déraciner à l'intérieur de soi ce qui cause le malaise. Sur ce sujet, je ne crois pas qu'il soit anodin que la plupart des gens aient de la difficulté à être confronté au silence sans vivre un trouble, parce que l'absence de stimuli force l'individu à établir une introspection. Il n'y a plus le bruit des gestes à poser et des paroles à dire. Chaque émotion négative entre en contraste avec le calme ambiant et cause une oscillation semblable aux cercles qui se forment dans un lac paisible lorsqu'on y plonge sa main. Les tentatives de déformations du réel apparaissent pour ce qu'elles sont, des peurs qui utilisent l'esprit pour gagner du pouvoir sur soi. Même la capacité à observer le stratagème n'est parfois pas suffisante pour déjouer l'attaque, car le silence force la noirceur à utiliser tous ses moyens pour percer la paix. Par exemple, le mirage de l'ennui qui met en doute l'appréciation du moment qui se déroule. Ainsi, dans ce monde cacophonique, je crois qu'il est essentiel de trouver un point d'équilibre entre le mouvement et l'immobilité, car, pour agir de manière juste, il faut apprendre à se libérer de ses peurs. Et c'est dans le silence qu'il y a une prise de conscience entre la lumière et la noirceur en soi.
Merci Vincent. Nous sommes en phase. Tu as une belle avance de sagesse sur moi à ton âge. Merci de te rappeler à moi, je partagerai ta pensée.